Restaurer la dignité
09.12.2009- Le programme de chirurgie reconstructrice de Mercy Ships vise à réduire les effets de traumatismes mal soignés, ainsi que de maladies et malformations congénitales diverses, par le biais de traitements de chirurgie spécialisés.
Près de 70-90% des victimes du Noma décèdent faute de soins. L’Afrique demeure le continent le plus sévèrement touché (source : OMS).

La fente labiale et palatine est en tête de liste des malformations facials de naissance et vient en quatrième position des malformations congénitales en général, affectant une personne sur 2’000 (source : OMS).

Dans les salles d’opérations à bord du navire, des chirurgiens bénévoles hautement qualifiés procèdent chaque année à des centaines d’interventions maxillo-faciales et reconstructrices, transformant des visages, sauvant des vies et restaurant la dignité des patients.
Mais pourquoi les cas traités sont-ils souvent si graves ?
Pour les pauvres vivant dans des pays en voie de développement, l’accès aux soins médicaux et chirurgicaux est extrêmement difficile : les moyens de transport sont limités ou trop coûteux, les hôpitaux sont rares ou mal équipés et les contraintes personnelles et financières souvent trop lourdes. Dans ces pays, les problèmes médicaux qui, en Europe, seraient aisément pris en charge à des stades précoces se développent au point de devenir incurables ou fatals. Il en résulte pour beaucoup des handicaps à vie, des difformités définitives, le rejet, voire la mort.
Fentes labiales et palatines
Ces malformations sont facilement corrigées dans notre partie du monde, mais la plupart des bébés qui naissent avec ce genre de problème dans les pays en voie de développement meurent faute de pouvoir être alimentés correctement. Et ceux qui survivent sont le plus souvent rejetés à cause de cette difformité.
Tumeurs
Les tumeurs maxillo-faciales commencent souvent par une petite grosseur. Comme celle-ci n’est pas traitée, elle grandit jusqu’à menacer la vie même du malade qui peine à respirer ou manger. Ces tumeurs font de leurs victimes des parias de la société. L’issue finale en est souvent la mort par asphyxie ou dénutrition.
Noma
Disparu du monde occidental depuis les camps de concentration, le Noma, appelé aussi cancrum oris, est une maladie infectieuse qui détruit les tissus de la bouche et du visage. Prédominant chez les jeunes enfants, il progresse très rapidement pour s’étendre au nez, aux lèvres et aux joues, “dévorant” littéralement les chairs. Alors qu’il est tout à fait évitable et soignable au stade préliminaire, des milliers d’enfants en meurent chaque année. Ceux qui survivent se retrouvent épouvantablement défigurés et connaissent de graves difficultés pour manger, respirer et avaler.
Mauvaises cicatrisations de brûlures
Selon l’OMS, les accidents impliquant des brûlures comptent parmi les plus fréquents touchant les enfants dans les pays en voie de développement. Chaque année, nombreux sont ceux qui se retrouvent en incapacité permanente, suite à une contraction de la peau qui empêche tout mouvement de leurs bras, de leurs jambes ou de leur tête. Ce genre d’accidents est souvent causé par les feux ouverts ou les lampes à pétrole utilisés chaque jour pour cuisiner, chauffer ou éclairer.
Blessures et traumatismes
Les blessures dues à la violence, aux accidents et aux conséquences de la guerre provoquent des traumatismes aigus mais souvent négligés que nous ne connaissons pas en Occident. Elles sont souvent le résultat d’une absence de traitement adéquat et nécessitent alors des interventions très spécifiques.


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